la lumiere

la lumiere
Issu des quartiers boueux de la banlieu
Cash je crache sur tous ceux qui nous ont mis à l'écart
Car c'est pas dur de s'apercevoir
Que keufs et lascars marchent dans le même brouillard
Nous, c'est ensemble qu'on avance sur la route de la dernière chance
On pense, on danse sur vos carences d'esprit
C'est là le but de nos vies
Attend je t'explique sur ces quelques répliques

Nous somme la rage, c'est en mordant qu'on se propage
Large est notre espace on vit comme des apaches
Vos menaces, vos fouilles, vos keufs de mes couilles
N'arreteront pas la marche aucun de nous n'a la trouille
Idée utopique d'une idée artistique
Et d'un autre moyen de faire de la politique
Nous somme le déclic d'une autre forme de révolution
Tues-en un, il en pousse des millions !

Et oui ! Babylone déconne !
Il entretient la connerie des hommes
Chirac vend ses pommes sous les regards de Clinton
Nous ne retournerons pas nos vestes
On ne mangera pas vos restes
Nous sommes nombreux vaccinés contre votre peste

{Refrain:}
Oui ! On t'encule
C'est pas d'nous si le monde recule
Notre mouvement étendra ses tentacules
Jusqu'à ce que Babylon bascule
La lutte est neuve
Elle saura faire ses preuves
Si de ces mots tout le monde s'abreuve
Eh ! Mes frères, nous somme la lumière
L'heure de la révolte a sonné
Eh ! Mes frères, nous somme la lumière
L'heure de la révolte a sonné...

Nous sommes la malaria des campagnes
Y a pas que dans les cités que la révolte gagne
On a fait overdose des ministres et de leur prose
Ensemble on a décidé de faire quelque chose
Retour à la terre, mère nourricière
Des tipis, du bois, des légumes verts
On fera taire le connard qui ne comprend pas
Que c'est lui qui dégage, nous on reste là
Armé d'une idée et de conscience
Nous irons bien plus loin qu'aux frontières de la France
Nous sommes des humains bien décidés
A gagner la guerre qu'on a déclaré
Le peuple uni jamais ne sera vaincu
Et c'est celle du peuple que tu as dans le...

{au Refrain}
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# Posté le mardi 31 mai 2005 06:16

la mer

la mer
Tu l'entends !
Elle monte, elle déscend
Elle change d'humeur avec le vent
Elle gonfle son ventre à la lune apparente
Pour poser son écume sur les terres qu'elle arpente
Tu l'entends, la mer, quand elle est en colère, man !
Pas du genre à faire les choses par derrière
Quand tu navigues sur ta pauvre galère, man !
Elle est là pour te rappeler où tu dois aller
De la mer casse-pieds
A la mer agée
En passant par la mer qui médite pour y arriver
Je dédicace ces vers aux couleurs de nos mères
Qui font tout pour qu'un jour on ait les pieds sur terre

Tu l'entends !
Y a du bruit en dedans
Elle nourrit l'humanité de la vie qu'elle répand
Qu'elle soit calme ou agitée
Elle fait naître des enfants
Qui pourront enfanter si elle en fait des mamans
Une mère c'est cool,
Une mère, c'est chiant (chiant !)
Ça dépend des ovaires,
Ça dépend du temps
Mais si tu navigues sincère avec ta mère, man !
Elle pourra peut-être te faire un petit frère

Tu l'entends pas la mer, quand elle est calme
C'est qu'elle fait tout pour pas qu'tu rames
Pour pas qu'tu crèves, pour pas tu t'cames
Ça pour une mère, c'est tout un drame

Allez, j'vous laisse avec la mer
Que toute sa beauté fassent naître des rivières
Sachez vous y baigner sans trop les polluer
En sachant apprécier les moments partagés
Avec ta mère, man !
# Posté le mardi 31 mai 2005 06:19

la misère d'en face

la misère d'en face
Face aux favellas des gens se prélassent
Je crois bien voir des gamins cirer leur godasses
Ce sont des américains
C'est chez eux que je me casse
Ce sont des américains
C'est chez eux que je me casse
Le lasse mes godasses
J'vais tenter ma chance chez
ceux d'en face
Car de Rio à Caracas
J'ai pas ma place, j'ai pas ma place

{Refrain:}
Peuple d'occident
Réveille toi réveille toi
Car le matin en déjeunant
C'est notre misère que tu bois

Peuple d'occident
Réveille toi réveille toi
Car si je me tiens maintenant
C'est pour te prendre ce que je n'ai pas
Peuple d'occident
Réveille toi réveille toi
C'est pas tes lois sur l'immigration
Qui m'empêcheront de venir chez toi
Peuple d'occident
Réveille toi réveille toi
C'est pas Le Pen ou Pasqua
Qui supprimeront la dette de nos états

Je suis né dans la misère
On m'a beaucoup parlé de vous
Le Français n'est pas une langue étrangère
Par chez nous
Mon père a quitté l'enfer
Il vit porte de Saint-Cloud
Il y fait des affaires
Il nous envoie des sous
Je mets mon futal
J'quitte mon Afrique natale
Ici j'ai pas l'moral, j'ai pas l'moral

{au Refrain}

Derrière ce vieux cimetière
Je vois mes frères
Ils surveillent le quartier
A l'aide de revolvers
Dedans c'est ma mère qu'on enterre
Les casques bleus n'ont rien pu faire
N'ont rien pu faire !
Je mets mon sac à dos
Y'en a marre de Sarajevo
Il parait que chez vous
Il y a encore des oiseaux
# Posté le mardi 31 mai 2005 06:20

la premiere fois

la premiere fois
La première fois.
Des fois juste en claquant des doigts.
La première fois.
Qui se déclanche malgré soi.
La première fois.
Toujours en évitant la file.
La première fois.
Qu'on voit ce que c'est qu'une fille.
La première fois.
En escarpin en guenilles.
La première fois.
Celle qui apaise, qui vrille.
La première fois.
Ca laisse un goût indélébile.
Une première fois.
Un peu comme le toit du monde.

Et malgré soi.
S'attacher à quelques secondes.
La première fois.
Et pourquoi pas une deuxième.
La première fois.
Que l'arbre donne la sève.
Et ça se voit.
L'enfant a découvert la sève.
Et ça se voit.
L'enfant a découvert la fève.
C'est moi le roi.
Livré aux caprices des reines.
La première fois.
Qu'elle fut courte qu'elle fut brève.
La première fois.
Blottis de silence ... un cri.
Une première fois.
Et puis bien d'autres se sont suivies...

La première fois.
Gouttes de sueur sur le nez.
Et dans tes doigts.
Une capote à retirer.
La première fois.
Une déception particulière.
La première fois.
Que l'on veut découvrir l'envers.
D'une première fois.
Qu'on fait en regardant le ciel.
Une première fois.
Le corps tout recouvert de miel.
Est-ce que ça va ?
Acceptera-t elle la trêve.
La première fois.

Derrière soi.
Le corps tout blotti contre toi.
La première fois.
Un vrai cauchemar m'en parle pas.
D'la première fois.
Une fille facile, un vrai salaud.
La première fois.
Quand ça arrive un peu trop tôt.
Et malgré soi.
Je ne m'en suis jamais souvenu.
Cette première fois.
Chez ses parents, dans la rue.
La première fois.
Un coup d'éclat, une panique.
La première fois.
Je me souviens de la musique.

Et de sa voix.
Le temps passe vite on est nostalgique.
Et ça s'en va.
C'était hier, ça pique.
La première fois.
Qu'est-ce que tu fais, pourquoi tu pars.
La première fois.
C'était tout à fait par hasard.
La première fois.
Tu sais qu'elle t'attend au pire.
Et puis ça va.
Ca fait tout chose et puis ça tire.
La première fois.
Comme un trésor, comme un leurre.
Pourquoi tu pleures.

Regarde moi.
A la recherche de ton corps.
La première fois.
Il parait qu'elle vaut de l'or.
Cette fille là.
Elle arrive elle ne prévient pas.
La première fois.
Laisse des années derrière soi.
La première fois.
Moi j'attends toujours qu'elle arrive.
La première fois.
Comme un tireur sur sa cible.
La première fois.
C'est bon vas-y stresse pas.
La première fois.
C'est la qu'on se dit voilà.

La première fois.
Ben moi c'était avec une blonde.
La première fois.
Tu sais t'as étonné tout le monde.
La première fois.
A ça au moins elle était cash.
La première fois.
J'ai pas compris pourquoi la tache.
Une première fois.
Lit de pétales et sous les doigts.
Rien que pour toi.
Comme une étendue sous nos pas.

La première fois.
Et puis quand on se l'imagine.
Ca nous déçoit.
Et puis on se revoit gamine.
La première fois.
J'avais 5 ans, non, j' te crois pas.
La première fois.
Je préfère ne pas en parler.
La première fois.
C'est là que tout a commencé.
# Posté le mardi 31 mai 2005 06:23
Modifié le mardi 07 juin 2005 04:29

la revolution

la revolution
Qu'ils ont la peau bien tendue
Nos jeunes
Qu'ils font class dans la rue
Nos jeunes
Petits cols relevés
Des minettes et des minets
Bras dessous et doigt levé
Nos jeunes
Idéal de beauté de pensée
Nos jeunes
Fraîcheur ardeur et vitalité de
Nos jeunes
Que voudrait-on devenir ?
Comment voit-on l'avenir ?
L'essentiel est de tenir, tenir
Plus jeune
Le lifting de la grand-mère ne tient pas
Les années tombent par terre comme tu vois
On veut être comme la Claudia,
comme les starlettes au cinéma
Toi le temps il t'aura pas
Tu sauras rester jeune
Car on leur donne raison
Aux jeunes
Au service des consommations
Des jeunes
Pour nos prochaines années
Il faudra bien contrôler
Le portefeuille et les idées
De nos jeunes
Car on peut serrer les poings
Les jeunes
Parait qu'l'avenir nous appartient
A nous les jeunes
Préparez-vous à la baston
Faut se faire une raison
Arrêtez de nous prendre pour des cons
On va faire la révolution
Arrêtez d'vous prendre pour des cons
# Posté le mardi 31 mai 2005 07:47